[Avis] L'Heure Fougueuse (IV) - Cartier




Autant le dire tout droit: la vraie grande parfumerie contemporaine, c'est ici qu'elle se passe.

Le jour où j'ai eu le bonheur de découvrir cette nouvelle salve des Heures, la Fougueuse, la Défendue et la Diaphane, je venais justement de sentir le dernier lancement d'un grand nom de la haute parfumerie, un opus très honorable, certes, dix fois meilleur que le dernier jus sucraillon formaté Sephonnaud, mais... l'évidence était là: les nouvelles Heures le laissaient loin derrière.

Pour moi, cette collection de Cartier est probablement ce qui se fait de mieux aujourd'hui en parfumerie. Sur les huit tomes, certains sont absolument extraordinaires, des compositions inattendues qui osent le jamais-senti; d'autres reprennent des thèmes connus mais en proposent une merveilleuse réinterprétation novatrice; d'autres encore sont plus sages, présentent peut-être moins d'intérêt, mais sans jamais en être totalement dénués. Leur point commun? Je l'avais pensé pour les cinq premiers, les trois suivants le confirment: chacun renferme tout un univers dans son flacon.

C'est particulièrement vrai pour cette quatrième heure, L'Heure Fougueuse, qui m'a sidérée dès la première bouffée. C'est que, voyez-vous, elle sent... le cheval.

Oui, le cheval.

Ce ne sont pas là les odeurs dites animales - c'est-à-dire charnelles, corporelles, un peu "sales" - traditionnelles en parfumerie. Pas de paille ni de crottin (!), non plus. Non, cette Heure capture véritablement l'odeur si caractéristique qui émane de l'épiderme d'un cheval. Si vous pratiquez l'équitation, si même vous avez un jour approché un cheval de près ou de loin, vous la reconnaîtrez immédiatement.
C'est incroyable, c'est d'un culot insensé, et pourtant le résultat est là. En un tournemain, les codes de l'"acceptable" en parfumerie se retrouvent cul par dessus tête, et L'Heure Fougueuse assume crânement sa qualité d'Objet Olfactif Non Identifié.




Pour autant, cette nouvelle Heure ne se résume pas à la seule incongruité d'effluves équins miraculeusement enflaconnés.

Au contraire, c'est une composition complexe qui, dans une écriture très maîtrisée, joue finement des codes de la parfumerie, les revisite, s'en amuse. C'est qu'il y a de l'allusion à l'emblématique Eau Sauvage dans cette senteur de cavalcade... le cheval galope dans les hautes herbes, traverse un gué, court comme le vent. L'Heure Fougueuse le suit, aérée, aérienne, extrêmement lumineuse et diffusive, avec une ampleur translucide typée hédione. Après un bref frisson citronné de magnolia, très fin, l'accord "crinière de cheval", soutenu, se mêle à une autre note tout aussi puissante, la verdeur claire et douce du maté, avec ses relents de foin et de thé, un peu narcisse, un peu tabac.

Un peu cuir, aussi? C'est l'idée, mais vous n'y sentirez pas les accents fumés-goudronneux des grands cuirés traditionnels, ni leur version feutrée en accord cuir de Russie. A vrai dire, cette facette de la fragrance m'échappe: à mon nez, on n'en est pas encore à la dépouille tannée; l'animal est là, bien vivant, et sa présence est saisissante.
C'est aussi que L'Heure Fougueuse ne se laisse pas vraiment dompter, variant selon les épidermes, ondoyant sur la peau. Sur moi, c'est d'abord un cheval lancé au grand galop; au fil du temps, il ralentit l'allure, se met au pas, tandis que la note maté-foin passe définitivement et durablement à l'avant-plan, tout juste aigrelette. Sur la fin, des notes de type mousse s'affirment, avec l'amertume de la mousse de chêne classique, mais sans ses relents de noisette, et déclinées sur un mode translucide qui s'intègre parfaitement dans le tableau d'ensemble.

Pas étonnant, donc, que pour décrire cette nouveauté olfactive, inclassable à première vue, Mathilde Laurent évoque les chyprés. Cette note si facettée du maté est d'ailleurs, pour elle, la matière la plus proche de la mousse de chêne, désormais restreinte... Un maté qui est aussi largement présent dans un autre opus de la collection, La Treizième Heure: solide trait d'union entre ces deux volumes qui présentent, à mon sens, une parenté d'esprit certaine. La cavalcade verte et lumineuse du matin ferait ainsi écho au cuir clair-obscur, profondément fumé et justement un peu "selle de cheval", de cette heure fantôme, passé minuit...

Ce qui est en tout cas certain, c'est que ces deux Heures sont l'une comme l'autre extraordinaires. La Fougueuse se hisserait même presque au niveau de son aînée - c'est dire. Et si la Treizième était déjà d'un abord plutôt escarpé, la Fougueuse est d'une originalité inouïe, qui risque de pousser même les plus aventureux dans leurs derniers retranchements... mais une fois le pas franchi, la chevauchée olfactive se révèle vite grisante.
Un parfum à oser, un parfum à porter à bride abattue, cheveux au vent.



Une seule Heure, deux regards différents: avec Denyse de Grain de Musc, nous publions simultanément notre avis sur les nouvelles Heures de Cartier, sans avoir échangé nos impressions au préalable. Cliquez ici pour sa vision de L'Heure Fougueuse... et rendez-vous ce jeudi pour un nouveau duo d'avis sur L'Heure Défendue!



Composition: magnolia, bergamote, accord "crinière de cheval", vétiver, yerba-maté, musc, lavande, coumarine, mousse de chêne

Maison: Cartier
Créateur: Mathilde Laurent
Année de création: 2010
Famille: chypré-floral-animal
Disponible en Eau de Toilette, vapo 75 ml (224 EUR), dès novembre dans les grandes boutiques Cartier et aux Galeries Lafayette Haussmann.

[impression personnelle] tenue +++ sillage +++


Images: Saks Fifth Avenue (modifié); Eugène Delacroix - Cheval effrayé par l'orage, aquarelle, 1824, musée des Beaux-Arts, Budapest (via Wikipedia).

20 commentaires:

Céci a dit…

224 euros.....je me pique de le savoir,...aïe aïe aïe ouille...
Quelle belle description, quelle fougue aussi, quel entrain, on le sent à chaque ligne.
Cela avait déjà été évoqué chez Denise: à quand le coffret aux mignonnettes?
Je cours chez elle voir comment son nez de samantha a bien pu transformer en mots toute cette belle chimie.

Six' a dit…

Céci,

J'avoue, j'ai été chavirée à la première bouffée! Une originalité aussi folle, conjuguée à - comme le souligne Denyse - un bel équilibre dans ce corps finalement très maté-foin... c'est stupéfiant.

Évidemment, reste le "petit détail" du prix...
Parfois, ces 224 euros m'affolent, parfois je me dis que la qualité de ces parfums est tellement au-dessus de ce qu'on propose aujourd'hui en parfumeries que finalement, autant épargner sou à sou et s'offrir une de ces merveilles plutôt que trois flacons mainstream... le problème, c'est qu'il y a trois Heures qui m'envoûtent, une autre que j'adore, et une cinquième que j'aimerais beaucoup avoir aussi... autant dire que si un coffret de mignonnettes sortait, jamais tirelire ne serait cassée avec plus d'enthousiasme! ;)

Poivrebleu a dit…

Je n'ai pas encore eu l'occasion de sentir cette Heure Fougueuse, mais le parallèle avec la Treizième Heure que j'aime particulièrement m'interpelle!
D'ailleurs, Sixtine, as-tu eu l'occasion de sentir récemment le Patchouli 24 du Labo ? Que penses-tu de la correspondance avec la Treizième Heure ?

MonBazarUnlimited a dit…

J'avoue également que le prix a jusque là été un frein à ma découverte de cette si tentante collection.
Pas tant pour l'achat d'un des parfums, mais plutôt le fait de mobiliser une personne pour découvrir l'ensemble des créations signées Mathilde Laurent, tout en sachant que je ne sortirai pas la Carte Bleue (mis à part une ou deux exceptions, je préfère laisser vivre un nouveau parfum au moins une journée sur ma peau). Le stand central installé cet été aux Galeries Lafayette a été une expérience assez douloureuse, tant l'ambiance n'était pas à la "dégustation"... mais à la consommation !

Mais votre article, et celui de Denyse, vont je pense me désinhiber de cette gêne qui m'a empêchée, jusque là, de partager l'enthousiasme de tous les amateurs de beaux et grands parfums...

Bien à vous,
Emmanuelle

Six' a dit…

J,

Attention, je dirais que c'est plus une parenté "conceptuelle" entre la Fougueuse et la Treizième, plutôt qu'une ressemblance de senteurs proprement dite: l'une est claire, lumineuse et limpide, l'autre obscure et fumée - mais elles sont unies par le maté, l'effet narcisse, et... le cheval!
En tout cas, pour moi, on est pratiquement au même niveau qualitatif dans l'originalité, la maîtrise, l'équilibre de la composition...

Et je dois dire que quand j'ai découvert la Treizième Heure, j'ai immédiatement pensé au Patchouli du Labo, effectivement. Mais à les comparer côte à côte, je les trouve quand même bien différents, la Treizième est fine là où le Patchouli est brut... Ceci dit, on est dans la même catégorie de senteur, c'est sûr. Mais comme on sait que Mathilde Laurent travaillait sur sa formule depuis des années, je penche pour la coïncidence de bonnes idées! ;)

Les tests de Gridou a dit…

Merde, le prix !
Non, mais le prix quoi !
Heureusement que tes mots relativisent tout, ça fait mieux passer les pièces =)

Jicky&Phoebus a dit…

My God... Six' tu donnes envie !!!!

Harf !!!!! (je vous épargne mes autres onomatopées...).

Perso, pour moi le prix n'est pas un problème vu que je suis la future égérie des Heures ^^

Plus sérieusement, j'aime pas les chevaux. C'est un truc plus genre trouble obsessionnel compulsif : le bon vieux cliché de la fille qui a 2 rêves, faire du cheval et nager avec les dauphins.

Mais il n'empêche que ma petite soeur adorée chérie d'amour que j'aime ciel-retour etc. aime les chevaux, et je suis content pour elle. Puis bah ça me donne envie ! (cercle vicieux, allez comprendre).

Je veux avoir cette expérience olfactive ! Au début, j'avais pour projet de me marier avec une descendante des Guerlain, mais finalement si je plais à Mathilde Laurent...

Nan mais c'est vrai ! Quand tu sais que les dernières nouveautés sont si bof (Belle D'Opium, des fleurs blanches et du miel ou Bleu, du cèdre du citron et un pseudo vétiver), t'as envie de prendre Mathilde Laurent dans tes bras et de l'écraser tellement t'es content !!!!

Je veux sentir ce parfum vivant !!!

Vive l'odorat !

Jicky

Merytsia a dit…

Le cheval... J'ai fait de l'équitation, et j'aime l'odeur équine. Aussi après le coup de foudre mortel de la Promise, l'émerveillement de la Treizième, et l'intérêt des trois autres déjà sorties, cette Fougueuse me fait trépigner d'impatience depuis un moment. Mais je devrai attendre mon retour d'Egypte, fin janvier, pour la découvrir. Le temps va me paraître long.

Anonyme a dit…

Quel plaisir de lire ces impression inspirées et argumentées.
Je promène mon chien chaque jour dans la campagne, au milieu de vignes et près d'une écurie. Alors les odeurs des chevaux, du foin, mêlées à celle du maté et à d'autres promesses détonantes me laissent rêveuse.
Je ne vais pas pouvoir attendre longtemps avant de l'essayer...
borneo

Thierry a dit…

J'ai été conquis au premier snif et le deuxième test sur peau n'a fait que confirmer ma première impression.
Il me le faut cet automne, avant de pouvoir porter son cousin la Treizième Heure quand les froidures seront de retour.
Braquer un wagon de transport de fonds ? Euh....

Uella a dit…

Experience similaire a celle de BazardUnlimited, cette fois chez Saks Fifth Ave a New York. Les vendeurs non seulement n'y connaissent rien en parfumerie mais l'annee derniere pour la sortie des Heures de Parfum je leur avait montre le bel article de Denyse de Grain de Musc, ils s'en foutaient royalement. Les vendeurs du stand Cartier sont payes pour faire de la retape commerciale donc du chiffre, absolument aucune classe. On est tres loin de l'acceuil que l'on serait en droit d'attendre d'une parfumerie exclusive aux flacons a 300 dollars.

Cela dit, je partage l'avis d'Ambre Gris, avec la parfumerie de Serge Lutens, Les Heures de Parfum de Cartier par Mathilde Laurent sont ce qu'il y a de mieux en matiere de haute parfumerie contemporaine. J'aime La Treizieme Heure a la folie et j'attends avec impatience la sortie aux Etats-Unis de cette Heure Fougueuse ;-)

Six' a dit…

Emmannuelle,

Je comprends bien. Ca m'a longtemps gênée, même si j'ai fini par m'habituer - blog oblige - à prendre looonguement le temps de découvrir des parfums hors de ma portée. Je tairai charitablement le nom de certaine enseigne de luxe qui m'a fait glacialement sentir, et plus d'une fois, qu'on n'était absolument pas dupe...

Pour les Heures, je pense que le stand des Galeries est une excellente chose, pour leur donner la visibilité qu'elles méritent. Mais effectivement, la clientèle y est plus "touristes et/ou gros salaires" que perfumista. Je suis quand même tombée une fois sur une vendeuse qui avait vraiment l'air d'apprécier ces parfums, c'était très agréable... mais ça n'a pas toujours été le cas, c'est vrai.

En tout cas, je me répète, mais ces Heures valent mille fois la peine d'être découvertes... même si c'est frustrant d'avoir ces merveilles sous le nez sans pouvoir les ramener chez soi!

Merci de votre visite!

Six' a dit…

Gridou,

...oui, hein? Bon, depuis un an, j'ai eu le temps de m'en remettre, et j'essaie de ne surtout pas remettre les choses en perspective (un demi-loyer... non, j'arrête!)

J'ai spéculé, glosé sans fin sur la question - surtout par frustration personnelle, je suis éperdument amoureuse de la moitié de la collection! - mais je n'ai pas la moindre idée des chiffres des ventes ni de la pertinence commerciale de ce tarif ambitieux. Je suppose que tout ça a été mûrement réfléchi, et puis bon, quand on voit que Guerlain vend des éditions limitées à plusieurs milliers d'euros, j'imagine qu'il y a un public pour ça aussi...

Ce qui est le plus dommage, dans l'histoire, c'est que les vrais amoureux de parfum ne sont pas nécessairement fortunés, et que 224 euros, ça veut dire "niet" pour beaucoup, beaucoup de monde. Alors que cette collection ferait le bonheur de beaucoup de perfumistas, vu la qualité stratosphérique des jus - pas le flacon, pas un flonflon "édition limitée à 43 exemplaires en vente en haut de Notre-Dame exclusivement" - c'est le parfum lui-même qui excelle. Le mettre ainsi hors de portée de tellement d'amateurs, c'est triste.

Six' a dit…

Jicky,

Je t'ai dit, pour le poste d'égérie Horaire, ça va devoir se régler aux poings, je suis motivée pour le coup ;)

Et pour Mathilde... je te rejoins! Même ses compositions mainstream valent le détour (allez, Pamplelune?) J'ai peur d'avoir l'air d'une midinette enamourée, à force, mais c'est de sa faute après tout, elle n'a qu'à sortir des compositions moins uniformément excellentes! ;)

Maintenant, tu m'intrigues. Peut-on ne pas aimer les chevaux et aimer L'Heure Fougueuse malgré tout? J'approuve ta curiosité olfactive à toute épreuve, mais sur le coup, je me demande... tu m'en diras des nouvelles!

Six' a dit…

Méryt,

C'est aussi ça le plus exaspérant et fantastique à la fois: on penserait n'avoir le coup de foudre que pour un opus (et là, ma foi, en économisant looooooooongtemps, on pourrait encore se dire que....) - mais non, il faut qu'il y en ait plusieurs! C'est tout bénéfice pour la belle parfumerie, mais c'est frustraaaaaaant! ;)

Six' a dit…

Bornéo,

Merci pour ton passage et ce gentil commentaire!

Pour la Fougueuse, il faudra encore attendre un mois, malheureusement... mais elle en vaut bigrement la peine. D'après ce que tu dis là, elle pourrait effectivement te plaire... mais je pense aussi au Temps d'une fête de Patricia de Nicolaï, tu le connais? Le genre est plus "rustique", mais ta promenade m'évoque son bouquet vert-narcisse-animalisé-foin...

Six' a dit…

Thierry,

Ah la belle idée! On se met en cheville et on organise un bon braquage à l'ancienne? J'ai une commande d'une demi-douzaine de flacons à passer chez Cartier, là... ;)

Je me demandais à quel point elle serait jugée "portable", cette Heure. Pour moi, c'est peut-être ce que j'ai senti qui se rapproche le plus du seuil "une odeur, pas un parfum à porter" - mais c'est mon ressenti, tandis que Denyse se l'approprie nettement plus, je vois. Mais même si pendant deux heures, j'ai l'impression d'avoir un cheval à côté de moi, j'en redemande! ;)

Six' a dit…

Uella,

Comme je disais à Emmanuelle plus haut, j'ai eu des expériences diverses sur le stand des Galeries à Paris. Du distant et peu impliqué, mais aussi une vendeuse qui visiblement aimait beaucoup sa marchandise - et qui n'était pas avare en échantillons! (alors que ceux-là, il faut batailler ferme en boutique pour en recevoir un...). C'est sûr que quand on aime vraiment le parfum (et qu'on se fend de 224 euros pour un flacon), ça fait mal au cœur de le voir traité en pure marchandise comme on vendrait un jambon. Encore une fois, je serais curieuse de connaître le public réellement visé ici (ce qui expliquerait aussi l'attitude des vendeurs, d'ailleurs). J'ai déjà vu deux fois des couples claquer des sommes démentes, avec une totale désinvolture, pour des parfums grand luxe qu'ils venaient juste de sentir sur touche, à coups de 5-10 flacons en une fois...

Je vous rejoins au niveau du palmarès, ce sont mes deux créateurs préférés actuellement. Ce que Mathilde Laurent a fait avec ces Heures est d'une telle constance dans la qualité, dans des registres tellement différents, avec tant d'innovation, qu'il va être difficile d'égaler un tour de force pareil, je pense.
Mais de réessayer Borneo 1834 justement hier, pour le comparer avec L'Heure Défendue, ça a été un rappel ô combien jubilatoire. Qu'est-ce qu'il y a aussi comme parfums exceptionnels, chez Lutens! J'avais oublié à quel point Bornéo était culotté... et j'attends de me replonger dans Boxeuses, qui m'a ravie!

Jicky&Phoebus a dit…

Bon bah alors on fera une double égérie, pour symbolifier le côté mixte et intergénérationnel du parfum ! :p

Je pense je vais envoyer une lettre à Miss Laurent, parce que sincérement là je suis à fond sur elle (tous mes amis croyaient que j'étais casés quand je venais en cours ces derniers temps...)

Puis, je suis très, voir trop curieux avec le parfum !!! Puis bon c'est du Mathilde Laurent quoi !!! Ca peut sentir le cheval, la mémé empaillé avec un manteau en laine rose qui gratte avec motif chaton ou même pire, un néo Miss Dior Chérie, je saute !!!

Vive l'odorat !

MonBazarUnlimited a dit…

Je trouve également l'idée de ce stand aux Galeries Lafayette excellente. Je ne me gênerai pas pour m'y rendre plusieurs fois (tenir un blog, en effet, ça aide à être moins timide)...
Concernant l'animation de cet été, la jeune femme qui m'a fait découvrir la XIIe heure était très enthousiaste, et plutôt avenante. Mais on sentait l'objectif commercial à plein nez, le CA à tenir pour rentrer dans les frais de l'événement. Donc je n'ai pas osé être plus "intrusive" dans le travail de Mathilde Laurent. J'ai d'ailleurs recroisé cette jeune femme il y a quelques semaines, lors de l'animation concernant "l'Art et la Matière" de Guerlain. Même discours enthousiaste, même sourire... et certainement même objectif.
Loin de moi l'idée de la montrer du doigt, car j'ai trouvé qu'elle connaissait plutôt bien son sujet. Mais il manquait quelque chose de plus, quelque chose que je trouve toujours chez Serge Lutens, au Palais Royal, chez Francis Kurkdjian chez Frédéric Malle... ou auprès de la charmante Valérie chez Différentes Latitudes, des vendeurs qui me (re)connaissent car je passe souvent de longs moments à discuter avec eux.
Zut, j'oubliais également Anne, à Montpellier (Qu'Importe le Flacon), grâce à qui ma passion pour les parfums a pu résister à l'éloignement géographique des plus belles maisons.

Bon week-end à toutes et tous !